Disciples: Domination ©Artefacts Studio, Kalypso Media
Présenté comme un dark fantasy RPG, Disciples: Domination tient ses promesses en matière d’ambiance. Les environnements, plutôt jolis, sont sombres, gothiques… Le monde de Nevendaar est un endroit désagréable, et la musique colle bien à l’atmosphère générale : une mélopée lugubre qui vous accompagne dans votre quête pour sauver (ou détruire) le monde.

L’histoire, elle, se concentre sur Avyanna et sa suite de compagnons improbables. On suit son cheminement dans un récit de pouvoir, de guerre et de sacrifices – rien que d’entendre ça, on a déjà envie de prendre une douche. Les choix du joueur sont censés façonner le destin de Nevendaar, ce qui est toujours un bon truc pour donner l’impression qu’on fait quelque chose d’important. Mais les conséquences, souvent, sont subtiles et peu impactantes – comme si la fin était déjà écrite.
Combat tactique… ou juste lent ?
Le cœur du jeu réside dans ses combats tactiques sur grille. Le système est présenté comme « affiné », avec un rythme plus rapide, des événements dynamiques et de riches interactions. Certes, il y a des nouveautés : les compétences et les capacités factionnaires sont bienvenues pour pimenter la chose. Les forces et faiblesses des unités ajoutent une touche stratégique bienvenue. Mais… c’est lent. Terriblement lent. Chaque tour prend une éternité à se dérouler, entre l’animation de chaque mouvement et la lecture des dizaines d’informations qui s’affichent pour chaque unité.

Le jeu se vante aussi de son intrigue politique à la Game of Thrones. On a le droit de consulter des compagnons pour obtenir des conseils, et les choix du joueur impactent sa réputation auprès des factions environnantes. Mais l’exécution est un peu faible : les dialogues sont souvent barbants et les intrigues sont prévisibles. On vous présente le roi, le traître, la princesse en détresse… Tout ça pour quoi ? Pour choisir entre deux méchants légèrement moins mauvais que le premier !

L’arrivée des clans de montagne est quand même un bon point. Les nains sont de retour et peuvent soit vous aider, soit allumer un nouveau feu à éteindre – ce qui est toujours amusant à observer. Le mode d’exploration en temps réel est quant à lui agréable… au début. On se balade dans le monde de Nevendaar, on découvre des régions, on croise des personnages, on vit des quêtes… Mais ça devient vite répétitif et un peu ennuyeux quand on doit atteindre un point précis sur la carte.

Le Deluxe Edition est en revanche un bonus sympa, avec des looks inédits pour Avyanna, sa monture et ses compagnons, ainsi que des skins d’armes et un boost de ressources au démarrage – parce qu’avoir plus de pièces dès le début, c’est toujours cool.
Bref, Disciples: Domination est un RPG tactique correct. Il n’est pas révolutionnaire, il ne va pas changer votre vie, mais il vous occupera pendant quelques dizaines d’heures si vous n’avez rien de mieux à faire que de surveiller des unités se déplacer lentement sur une grille et de lire des tonnes de textes pour comprendre les synergies entre elles. Si vous êtes fan inconditionnel de Disciples (pourquoi pas…), si vous aimez les RPG tactiques lents et sombres, ou si vous cherchez juste un moyen de tuer le temps, alors foncez sur Steam, EPIC, voire le Store de Microsoft.