Outcity ©Titan, Droox, indie.io
Encore un jeu de ferme. Oui, oui, vous l’avez bien compris : on nous refile encore une simulation de vie à la campagne où l’on doit labourer, semer et récolter des carottes pendant que le soleil se couche sur un horizon paisible. Magnifique ! Sauf que… non. Ou du moins, pas tout à fait.
Le jeu commence de manière classique : vous arrivez dans une vallée idyllique qu’il faut transformer en champ d’activité florissant. Plantez vos carottes (parce qu’il faut bien commencer), pêchez tranquillement, creusez des mines, ramassez du bois et tout le reste de la panoplie habituelle. Le tout à votre rythme, sans pression.

Mais là où Outcity se distingue, c’est en prenant cette base solide et en y ajoutant une couche d’automatisation NPC. Parce que franchement, qui a besoin de ses mains quand on peut avoir des petits bonhommes pour tout faire à notre place ? C’est le but, non ?
Vos nouveaux employés, et votre nouvelle obsession
L’idée est simple : vous recrutez les habitants du coin et vous leur donnez des outils pour qu’ils s’occupent de la ferme, tels de petits travailleurs acharnés. Les voir se déplacer, miner, pêcher, tout en vous regardant boire du thé est… déroutant, mais aussi diablement satisfaisant.

Leur niveau monte avec l’expérience et vous pouvez ensuite débloquer des options pour les rendre encore plus efficaces. Ils sont plus performants près de chez eux, ce qui encourage à bien organiser votre champ d’activité pour ne pas voir vos employés faire des aller-retours incessants pendant des heures. Et quand arrivent les raids – parce que oui, il y a des petits raids – cette petite armée de paysans équipés d’une fourche et d’un fort courage vous aide à défendre le territoire .
La démo actuelle, qui se joue sur environ 30 à 60 minutes, est un excellent aperçu du jeu complet. On peut tout faire : semer des champs, miner, pêcher, ramasser, construire, assigner les gens et défendre sa base. Il y a même une traduction en japonais et chinois, ce qui prouve que les développeurs ont de l’ambition (ou qu’ils savent qu’il y a beaucoup de joueurs de fermes au Japon).

Ne vous attendez cependant pas à un chef-d’œuvre parfait dès la première version. La démo est encore un peu brute de décoffrage et certains aspects nécessitent d’être peaufinés. L’interface peut être un peu confuse par moment (comment on optimise la distribution des tâches ?), et le rythme est parfois un peu lent, voire soporifique.
Outcity est une expérience intéressante et originale en son genre. Il prend les codes du jeu de ferme et les mélange avec un système d’automatisation qui, bien pensé, peut devenir addictif. Si vous avez toujours rêvé de contrôler une communauté de petits travailleurs pour faire grandir votre ferme, et que vous ne détestez pas l’idée de les voir défendre le territoire avec une fourche bien plantée, alors Outcity vaut définitivement le coup d’œil. Ajoutez-le à votre liste de souhaits sur Steam, suivez le développement et préparez-vous à devenir un petit dictateur bienveillant !